Aujourd’hui, le 4 mai, nous rendons hommage à tous les civils et militaires qui ont perdu la vie ou ont été assassinés aux Pays-Bas ou partout ailleurs dans le monde, lors de guerres et d’opérations de maintien de la paix, depuis le début de la Seconde Guerre mondiale.
Cette année, 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous le faisons en présence de nos amis de Burlington, au Canada. Nous leur réservons un accueil chaleureux.
Aujourd’hui, nous rendons hommage. Nous rendons hommage aux vies qui ont été perdues. À la souffrance qui a été causée. Et qui, bien souvent, continue de se répercuter sur plusieurs générations. Jusqu’à aujourd’hui.
Demain, nous allons faire la fête. Nous célébrons le fait qu'il y a 80 ans, nous avons retrouvé notre liberté. Que nous avons pu recommencer à bâtir une société ouverte, juste et démocratique.
Se souvenir et célébrer. Nous avons besoin des deux. Nous devons commémorer, pour affronter et surmonter notre douleur et notre perte. Nous devons célébrer, pour retrouver et entretenir l'espoir, et pour tisser des liens avec les autres. Et une fois que nous avons commémoré et célébré, nous pouvons aller de l'avant, pleins d'espoir et de confiance.
Aujourd’hui, nous rendons hommage à toutes les personnes qui ont perdu la vie au cours des guerres. Des guerres qui nous amènent souvent, en tant qu’êtres humains, à nous demander : pourquoi faisons-nous cela ?
Pourquoi, en tant qu'humanité, ne parvenons-nous pas à vivre en paix les uns avec les autres ? Pourquoi y a-t-il toujours des gens qui cherchent à dominer les autres ou à leur faire du mal ? À grande comme à petite échelle. Mais aussi : qu’est-ce qui pousse les gens à se rallier à des dirigeants qui n’ont d’autre objectif que leur propre pouvoir, au détriment de tous ? La question est intemporelle et la réponse est complexe.
Dans notre pays, cela fait déjà quatre-vingts ans que nous vivons dans la paix et la liberté. La plupart d’entre nous n’ont jamais connu autre chose. Nous trouvons cela tout à fait normal. Mais c’est justement cette attitude, qui s’apparente parfois à de l’indifférence, qui nous rend vulnérables. Car notre liberté n’est en réalité pas si évidente.
Et notre démocratie, bien qu’elle soit solide, n’est pas inébranlable. Le point faible de la démocratie, c’est qu’elle peut être démantelée de manière démocratique. Pierre par pierre, de façon presque imperceptible.
Une véritable démocratie repose sur une majorité qui s'engage également à protéger les minorités. Afin que la liberté ne soit pas réservée uniquement à ceux qui détiennent le pouvoir.
Alors que la majorité invoque de plus en plus la loi du plus grand nombre, ce principe démocratique fondamental est menacé. Et, par là même, l'équilibre sur lequel repose notre État de droit.
Les mots « liberté », « démocratie » et « État de droit » ne sont pas de simples mots que l'on peut utiliser à la légère. Et ignorer quand cela ne nous arrange pas.
Ce sont des principes. Des promesses. Des traditions. Des rêves. Des efforts. Peut-être même des obligations. Il s'agit de trouver un équilibre. Et, tandis que l'on cherche cet équilibre, de tenir la main de quelqu'un d'autre.
Il s'agit aussi de donner et de recevoir. De prendre les choses comme elles viennent et de les accepter. De supporter et de persévérer. Parfois, il s'agit de fixer des limites, d'autres fois, de laisser de l'espace.
La démocratie. La liberté. Et l'État de droit. On ne peut pas les commander via une application et ils ne sont pas livrés chez nous en 24 heures. Ils sont complexes, fragiles et exigent beaucoup d'entretien. Et ce sont les biens les plus précieux et les plus importants que nous possédons.
Cela vaut la peine que nous nous engagions. Cela vaut la peine que nous prenions des risques. Cela vaut la peine que nous affichions clairement nos convictions. Même lorsque cela devient délicat.
Aujourd'hui, nous rendons hommage. À huit heures, nous observerons ensemble deux minutes de silence. Demain, nous ferons la fête. Ici aussi, sur la place du Marché. Nous écouterons de la musique, nous ferons la fête avec notre famille, nos voisins, nos amis et tous ceux qui souhaitent se joindre à nous.
Pour ensuite repartir ensemble, en regardant vers l'avenir avec espoir et confiance.
Le maire Ton Heerts n'a pas d'heures de permanence fixes.
Pour plus d'informations, vous pouvez contacter sa secrétaire au numéro 14 055. Les entretiens avec le maire ont en principe lieu à la mairie.
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