Location de logements pour les travailleurs migrants

À compter du 1er janvier 2026, il sera obligatoire de disposer d'un permis de location pour louer un logement à des travailleurs migrants. Cette disposition figure dans le règlement d'Apeldoorn relatif à la location de logements aux travailleurs migrants. Elle s'applique à tous les bailleurs, même si vous louez déjà un logement depuis longtemps. Les bailleurs actuels de logements destinés à des travailleurs migrants ont jusqu'au 1er juillet 2026 pour demander leur permis de location.

 
Coût

entre 699 et 1 799 euros, selon le nombre de places disponibles

En savoir plus

Le permis prévoit des conditions visant à améliorer la qualité des locaux d'hébergement (logement décent et sûr) destinés aux travailleurs migrants. Les conditions suivantes sont prévues :

  • Vous respectez les règles de la loi sur les bonnes pratiques locatives. Voir la rubrique « Règles de bonnes pratiques locatives » ;
  • Vous avez demandé toutes les autres autorisations nécessaires à la location, par exemple un permis d'environnement pour la location de chambres ou un permis d'environnement pour usage non conforme ;
  • Chaque travailleur migrant qui ne vit pas en ménage avec un autre travailleur migrant dispose d'un logement individuel et verrouillable, conforme aux exigences de la réglementation en matière de construction ;
  • Il doit y avoir au moins une toilette pour huit personnes. Chaque local abritant des toilettes doit pouvoir être fermé à clé ;
  • Il y a au moins une douche pour huit personnes. Chaque salle de douche doit pouvoir être fermée à clé ;
  • Il doit y avoir suffisamment de possibilités de faire (ou de faire faire) la lessive ;
  • Il faut disposer d'au moins 30 litres d'espace de réfrigération/congélation par personne ;
  • Il doit y avoir une plaque de cuisson (ou plusieurs plaques) comportant au moins quatre feux. Si le nombre de personnes est supérieur à huit, il faut compter au moins un feu pour deux personnes ; s'il est supérieur à 30, il faut au moins 16 feux. Dans les studios pouvant accueillir jusqu'à deux occupants, il doit y avoir au moins deux feux ainsi qu'un micro-ondes ou un four ;
  • Le loyer de la pièce d'habitation située dans un logement ne doit pas être trop élevé et est, en tout état de cause, inférieur au loyer maximal fixé par la loi. Voir la Vérification des loyers pour le calcul du loyer maximal légal.
  • L'augmentation annuelle du loyer ne dépasse pas le plafond légal fixé pour les augmentations de loyer.

Qu'est-ce qu'un travailleur migrant ?.

Un travailleur migrant est un ressortissant d'un autre État membre de l'Union européenne qui n'a pas sa résidence principale aux Pays-Bas et qui séjourne aux Pays-Bas pour y exercer une activité professionnelle temporaire (définition tirée de la loi sur les bonnes pratiques en matière de location). Il s'agit donc d'une personne qui :

  • En provenance d'un autre pays de l'Union européenne ;
  • qui ne réside pas habituellement aux Pays-Bas ;
  • Travaille temporairement aux Pays-Bas.

Les dispositions de la loi sur les bonnes pratiques en matière de location

  • Le bailleur ne doit pas faire de discrimination à l'égard du demandeur de logement ;
  • Le bailleur ne doit pas menacer le locataire ni lui faire peur ;
  • Le bailleur peut exiger une caution correspondant au maximum à deux mois de loyer hors charges ;
  • Le bailleur doit établir un contrat de location par écrit ;
  • Le bailleur doit informer correctement les locataires sur :
    • Droits et obligations du locataire concernant le logement. Y compris ceux qui ne figurent pas dans le contrat de location.
    • Le montant de la caution et les conditions de son remboursement aux locataires à l'expiration du bail.
    • Coordonnées permettant au locataire de joindre le bailleur.
    • Informations sur le service de signalement des mauvais bailleurs.
    • Les frais de gestion : les bailleurs doivent fournir un relevé annuel complet des frais.
  • Le bailleur ne facture aucun frais de service autre que ceux prévus par la loi ;
  • Le bailleur ne peut pas facturer (ou faire facturer) deux fois les frais d'agence ;
  • Le loyer doit être inférieur au loyer maximal fixé par le système d'évaluation des logements ;
  • L'augmentation du loyer doit rester inférieure au plafond fixé pour les augmentations de loyer ;
  • Le bailleur doit établir le contrat de location indépendamment du contrat de travail ;
  • Le bailleur doit informer le locataire par écrit, dans une langue que celui-ci comprend.

Dépôt de la demande :

La demande doit être déposée en ligne en cliquant sur le bouton « Demander ».

La demande doit être déposée par le bailleur. Le bailleur est la partie qui conclut les accords avec le locataire qui occupe effectivement le logement, et c'est lui qui perçoit le loyer. Le bailleur peut être :

  • Bailleurs commerciaux et particuliers ;
  • Une personne (morale) agissant en tant que bailleur.

Le bailleur dépose une seule demande d'autorisation de location pour l'ensemble des locaux d'hébergement. Cela vaut également pour les locations temporaires.

Vous devez joindre les informations suivantes à votre demande :

De plus, si le lieu de séjour est un logement :

  • Un justificatif du montant actuel du loyer ;
  • Aperçu du barème de notation de Huurprijscheck

Le cas échéant, veuillez également joindre :

  • Déclaration des amendes administratives et/ou des astreintes qui vous ont été infligées au cours des 8 dernières années ;
  • Notification de la décision prise à votre encontre – en raison d'un manquement aux règles de bonne gestion locative – concernant la mise sous tutelle du bien loué par la commune.
  • Un permis d'environnement ou un accusé de réception d'une demande de permis d'environnement (voir la rubrique « Permis et exigences supplémentaires requis »).

Formulaire de questions avec annexes pour l'évaluation au regard de la loi Bibob :

  • La commune examine la demande au regard de la loi Bibob. À cette fin, veuillez fournir, en plus de la présente demande, le Questionnaire Bibob (pdf, 1 Mo) et joignez les pièces jointes demandées. Comme il s'agit de données confidentielles, veuillez utiliser une boîte aux lettres électronique sécurisée, à savoir crypt.apeldoorn.nl.
  • Pour plus d'informations, consultez envoyer via CryptShare (PDF, 1 Mo) ou consultez notre Page web consacrée à la loi Bibob.
  • Remarque : si le contrôle Bibob a déjà été effectué dans le cadre de la demande de permis d'environnement pour la location de chambres (permis de transformation), vous pouvez y faire référence et vous n'avez pas besoin de fournir un nouveau formulaire Bibob.

  • Si la demande n'est pas complète, nous vous demanderons une seule fois de compléter les informations manquantes. Si vous ne fournissez pas les informations demandées, si vous ne les fournissez pas dans leur intégralité ou si vous les fournissez hors délai, la demande ne sera pas prise en compte. Attention : en ce qui concerne une demande de compléments d'informations dans le cadre du contrôle au titre de la loi Bibob, le fait de ne pas fournir les informations demandées, de les fournir de manière incomplète ou erronée est considéré comme un ‘ risque grave ’ au sens de l'article 3 de la loi Bibob, et l'autorisation demandée sera refusée.
  • La commune examine la demande au regard du règlement sur la location de logements destinés aux travailleurs migrants à Apeldoorn, des règles de bonne gestion locative, et vérifie si tous les autres permis requis sont en règle (voir la rubrique « Permis et exigences supplémentaires »).
  • Vous recevrez notre décision dans un délai de 8 semaines. Ce délai peut être prolongé une seule fois de 6 semaines. En cas de prolongation, vous en serez informé.
  • Le permis de location délivré est publié.
  • Les parties intéressées (telles que les riverains) peuvent faire opposition dans un délai de six semaines à compter de la publication de la décision. Si tel est le cas, la commune réexamine sa décision.
  • L'autorisation est valable pour une durée illimitée. Nous continuons à contrôler le respect des conditions d'autorisation.
  • Le permis de location n'est pas transférable.

Autres autorisations et exigences requises.

Pour l'hébergement des travailleurs migrants, des autorisations supplémentaires peuvent être nécessaires en vertu d'autres lois et réglementations. À cet égard, pensez notamment à :

La location de logements à l'avenir

Si vous envisagez de louer d'autres logements à l'avenir, veillez à ce que ceux-ci répondent également aux exigences et conditions du permis de location. Vous éviterez ainsi que, lors d'une inspection inopinée, des situations indésirables ne soient constatées, ce qui pourrait entraîner le retrait du permis de location.

Service d'assistance pour les problèmes avec les bailleurs

Au sein de la commune, il existe un service d'assistance pour les problèmes avec les bailleurs mis en place. Les locataires, notamment les travailleurs migrants, peuvent y signaler les comportements des bailleurs qui enfreignent les règles de la loi sur les bonnes pratiques locatives.

Location à des travailleurs migrants sans permis ?

À compter du 1er juillet 2026, tout bailleur devra être titulaire d'un permis de location et respecter les conditions fixées. Si vous louez malgré tout sans permis de location, des mesures coercitives pourront être prises.

La commune veille au respect des conditions d'octroi des permis et lutte contre la location de logements à des travailleurs migrants sans permis de location. Le propriétaire se voit toujours accorder en premier lieu la possibilité de se mettre en conformité dans un délai court. Si cela s’avère impossible ou si le bailleur ne tient pas compte des exigences, nous procédons alors à des mesures coercitives pouvant entraîner des amendes ou, à terme, le retrait du permis.

  • 699 € par demande pour 1 à 10 places d'hébergement
  • 1 199 € par demande pour 11 à 50 places d'hébergement ;
  • 1 799 € par demande pour 51 places d'hébergement ou plus.