La loi sur les données policières prévoit des règles spécifiques concernant la durée de conservation des données policières. Cette loi fixe des délais de conservation pour ces données. Une fois ce délai écoulé, les données à caractère personnel doivent être définitivement effacées. Nous devons en tout état de cause respecter deux délais de conservation différents. Le choix du délai à appliquer dépend du fait qu’un agent de police auxiliaire (BOA) exerce une mission de police quotidienne ou qu’il participe à des enquêtes de plus longue durée, à l’instar d’un enquêteur social. Nous expliquons cela ci-dessous.
La durée de conservation des données policières traitées dans le cadre des missions quotidiennes de la police, par exemple pour la délivrance d’amendes, est la suivante. Au cours de la première année suivant le premier traitement de données policières par un agent de police auxiliaire (boa), ces données sont largement accessibles aux agents de police auxiliaires si cela s’avère nécessaire à l’exercice de leurs fonctions. Au cours des quatre années suivantes, les données policières ne peuvent être utilisées qu’à la suite d’une recherche ciblée, par exemple par numéro d’immatriculation ou par nom. Enfin, les données policières sont conservées pendant cinq ans supplémentaires. Au cours de cette dernière phase, les données ne peuvent être utilisées que dans le cadre de procédures telles que le traitement des plaintes ou les audits. À l’issue de ce dernier délai, les données sont détruites.
La durée de conservation des données policières traitées dans le cadre d'une enquête ciblée, menée par exemple par des enquêteurs sociaux, est la suivante. Dans le cadre d'une enquête ciblée, les données policières peuvent être traitées aussi longtemps que nécessaire pour atteindre l'objectif de l'enquête. L'objectif peut, par exemple, être atteint lorsqu'un juge rend finalement son jugement. Passé ce délai, les informations issues d'une enquête peuvent encore être réutilisées pendant six mois. Un agent de la commune est chargé d'en assurer le contrôle. Enfin, les données de police sont conservées pendant cinq ans supplémentaires. Au cours de cette dernière phase, les données ne peuvent être utilisées que pour des fins telles que le traitement des plaintes ou la réalisation d’audits. Pendant cette phase, le ministère public peut, par exemple, encore demander ces informations. Cela ne se produit que dans des cas exceptionnels. À l’issue de ces cinq ans, les données sont détruites.